La cinémathèque vous propose la reprise de la Semaine de la Critique, à travers une sélection de longs et courts-métrages
Mardi 29 septembre 2026 • 14h00 et 21h00
LA GRADIVA
Marine Atlan
France, Italie • 2026 • 2h25
Un groupe de lycéens français part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. C’est là que le vertige les saisit brutalement. L’un après l’autre, ils se laissent submerger par le désir et la colère jusqu’à s’y abandonner complètement.
Marine Atlan
France, Italie • 2026 • 2h25
Un groupe de lycéens français part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. C’est là que le vertige les saisit brutalement. L’un après l’autre, ils se laissent submerger par le désir et la colère jusqu’à s’y abandonner complètement.
Mercredi 30 septembre 2026 • 18h00
DUA
Blerta Basholli
Kossovo, Suisse, France • 2026 • 1h41
Pristina, Kosovo, fin des années 1990. Alors que la guerre se profile et que les tensions ethniques s’exacerbent, Dua, 13 ans, peine à trouver sa place parmi les siens et dans son corps en plein changement. À la suite d’un incident qui ébranle sa communauté, elle devient elle-même une cible et se lie avec une fille intrépide, Maki, qui l’entraîne vers une forme inattendue de résistance. Entre les violences quotidiennes et la menace grandissante de l’exil, il reste peu de place pour les petits éveils intimes.
Blerta Basholli
Kossovo, Suisse, France • 2026 • 1h41
Pristina, Kosovo, fin des années 1990. Alors que la guerre se profile et que les tensions ethniques s’exacerbent, Dua, 13 ans, peine à trouver sa place parmi les siens et dans son corps en plein changement. À la suite d’un incident qui ébranle sa communauté, elle devient elle-même une cible et se lie avec une fille intrépide, Maki, qui l’entraîne vers une forme inattendue de résistance. Entre les violences quotidiennes et la menace grandissante de l’exil, il reste peu de place pour les petits éveils intimes.
Mercredi 30 septembre 2026 • 21h00
LA DEUXIEME FILLE
Zou jing
Chine, France • 2026 • 2h08
Une jeune Chinoise grandit de ses 6 ans à ses 18 ans entre trois familles, qui lui donnent chacune un nouveau nom et une nouvelle vie. En quête d'appartenance et d'amour, elle doit affronter le poids de son passé et l'incertitude de son avenir, jusqu'à ce qu'elle trouve sa propre voie.
Zou jing
Chine, France • 2026 • 2h08
Une jeune Chinoise grandit de ses 6 ans à ses 18 ans entre trois familles, qui lui donnent chacune un nouveau nom et une nouvelle vie. En quête d'appartenance et d'amour, elle doit affronter le poids de son passé et l'incertitude de son avenir, jusqu'à ce qu'elle trouve sa propre voie.
Jeudi 1er octobre 2026 • 14h00
COMPETITION DE COURTS-METRAGES (1/2)
Adgwa-Ata
À quoi rêvent les Maknines
City of Owls
Klasės Nuotrauka
Man'mi
Jeudi 1er octobre 2026 • 18h00
COMPETITION DE COURTS-METRAGES (2/2)
نفرون (Nafron)
Skinny Bottines
„Vaterland“ oder Ein Bule Namens Yanto
Visite en terre irradiée
หาอะไร (What do you seek in the dark)?
Vendredi 2 octobre 2026 • 18h00
THE STATION
Sara Ishaq
Yémen, Jordanie, France, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Qatar • 2026 • 1h52
Au Yémen, Layal gère une station-service exclusivement réservée aux femmes, un havre de paix dans un pays déchiré par la guerre. Les règles y sont simples : pas d’hommes, pas d’armes, pas de politique. Quand son tout jeune frère est mobilisé, Layal doit renouer avec sa sœur. Ensemble, elles n'ont que quelques heures pour le sauver.
Sara Ishaq
Yémen, Jordanie, France, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Qatar • 2026 • 1h52
Au Yémen, Layal gère une station-service exclusivement réservée aux femmes, un havre de paix dans un pays déchiré par la guerre. Les règles y sont simples : pas d’hommes, pas d’armes, pas de politique. Quand son tout jeune frère est mobilisé, Layal doit renouer avec sa sœur. Ensemble, elles n'ont que quelques heures pour le sauver.
Vendredi 2 octobre 2026 • 21h00
ADIEU MONDE CRUEL
Félix de Givry
France, Belgique • 2026 • 1h33
Otto Vidal, 14 ans, a disparu après avoir adressé une lettre d’adieu aux élèves de sa classe. Alors que tout le monde le croit mort, Léna, une fille de son lycée, le reconnaît une nuit en train d’errer dans les rues de la ville.
Félix de Givry
France, Belgique • 2026 • 1h33
Otto Vidal, 14 ans, a disparu après avoir adressé une lettre d’adieu aux élèves de sa classe. Alors que tout le monde le croit mort, Léna, une fille de son lycée, le reconnaît une nuit en train d’errer dans les rues de la ville.
Samedi 3 octobre 2026 • 14h00
LA FRAPPE
Julien Gaspar-Oliveri
France • 2026 • 1h46
Enzo, 19 ans et sa soeur Carla, 20 ans, sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Quand leur père, Anthony est libéré de prison, Enzo voit la promesse fragile d’une famille à reconstruire, contrairement à Carla pour qui l’idée reste inconcevable. Rattrapé par son passé, Enzo doit se confronter à une vérité qu’il a trop longtemps gardée pour lui.
Julien Gaspar-Oliveri
France • 2026 • 1h46
Enzo, 19 ans et sa soeur Carla, 20 ans, sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Quand leur père, Anthony est libéré de prison, Enzo voit la promesse fragile d’une famille à reconstruire, contrairement à Carla pour qui l’idée reste inconcevable. Rattrapé par son passé, Enzo doit se confronter à une vérité qu’il a trop longtemps gardée pour lui.
Samedi 3 octobre 2026 • 18h00
TIN CASTLE
Alexander Murphy
France, Irlande • 2026 • 1h46
Le long d'une route oubliée, la famille O'Reilly vit dans une vieille caravane échouée au milieu des champs. Pa', Lisa et leurs dix enfants traversent les saisons dans ce château de tôle, héritiers d'un mode de vie en sursis. Menacés d'expulsion, leur équilibre de fortune vacille mais ils résistent, fidèles à leurs traditions. Les enfants rient, les chiens aboient, la caravane tient encore, mais pour combien de temps ?
Alexander Murphy
France, Irlande • 2026 • 1h46
Le long d'une route oubliée, la famille O'Reilly vit dans une vieille caravane échouée au milieu des champs. Pa', Lisa et leurs dix enfants traversent les saisons dans ce château de tôle, héritiers d'un mode de vie en sursis. Menacés d'expulsion, leur équilibre de fortune vacille mais ils résistent, fidèles à leurs traditions. Les enfants rient, les chiens aboient, la caravane tient encore, mais pour combien de temps ?
Samedi 3 octobre 2026 • 21h00
DU FIOUL DANS LES ARTERES
Pierre Le Gall
France, Pologne • 2026 • 1h31
Étienne est routier. Accroché à la route, il réduit sa vie affective à des rencontres anonymes et éphémères sur des parkings. Quand il croise Bartosz, un camionneur polonais, sa solitude est bouleversée.
Pierre Le Gall
France, Pologne • 2026 • 1h31
Étienne est routier. Accroché à la route, il réduit sa vie affective à des rencontres anonymes et éphémères sur des parkings. Quand il croise Bartosz, un camionneur polonais, sa solitude est bouleversée.
Dimanche 4 octobre 2026 • 18h00
SEIS MESES EN EL EDIFICIO ROSA CON AZUL
Bruno Santamaria Razo
Mexique, Brésil, Danemark • 2026 • 1h45
Mexico, début des années 90. Bruno grandit dans une famille joyeuse et insouciante. Quand le jour de ses onze ans, il apprend que son père a un souci de santé, la puissance de vie prend le dessus. Tout le monde continue à chanter et danser pour conjurer le sort, comme dans une chanson de salsa. Trente ans plus tard, Bruno filme et revisite les souvenirs qu’il ne pouvait tout à fait interpréter enfant.
Bruno Santamaria Razo
Mexique, Brésil, Danemark • 2026 • 1h45
Mexico, début des années 90. Bruno grandit dans une famille joyeuse et insouciante. Quand le jour de ses onze ans, il apprend que son père a un souci de santé, la puissance de vie prend le dessus. Tout le monde continue à chanter et danser pour conjurer le sort, comme dans une chanson de salsa. Trente ans plus tard, Bruno filme et revisite les souvenirs qu’il ne pouvait tout à fait interpréter enfant.
Dimanche 4 octobre 2026 • 21h00
VIVA
Aina Clotet
Espagne • 2026 • 1h53
Après avoir échappé de peu à la mort, Nora, 40 ans, est animée par une brûlante urgence de se sentir en vie. Elle se jette à corps perdu dans deux relations amoureuses avec deux hommes que tout oppose, Tom et Max, reflets de ses propres aspirations contradictoires. Mais lorsque ni l’un ni l’autre ne parvient à combler son vide intérieur, Nora est contrainte d’affronter la vérité : elle devra faire face à la peur profonde qui alimente sa soif de vivre.
Aina Clotet
Espagne • 2026 • 1h53
Après avoir échappé de peu à la mort, Nora, 40 ans, est animée par une brûlante urgence de se sentir en vie. Elle se jette à corps perdu dans deux relations amoureuses avec deux hommes que tout oppose, Tom et Max, reflets de ses propres aspirations contradictoires. Mais lorsque ni l’un ni l’autre ne parvient à combler son vide intérieur, Nora est contrainte d’affronter la vérité : elle devra faire face à la peur profonde qui alimente sa soif de vivre.
À flot
Editorial d'Ava Cahen, déléguée générale de la Semaine de la CritiqueLe plaisir de la découverte est infini – en témoignent les 11 premiers et deuxièmes longs métrages de la sélection 2026. Pour la première fois de son histoire, La Semaine de la Critique ouvrira son édition avec un premier film d’animation, In Waves, adaptation du roman graphique d’AJ Dungo par la réalisatrice franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyen. En rajeunissant les codes du mélodrame, la réalisatrice offre à cette histoire d’amour et de résilience – qui se déroule en Californie – des accents pop et toniques. Son univers visuel rafraîchissant et sa force d’incarnation font le sel de cette première œuvre où les émotions se bousculent en musique (Oklou et Rob aux manettes). Avec les voix françaises de Lyna Khoudri, Rio Vega, Biran Ba et Paul Kircher. Et en anglais, Will Sharpe et Stephanie Hsu.
Quatre autres premiers films français nous ont fait chavirer cette année. En compétition, La Gradiva de Marine Atlan. Récit d’apprentissage où les passions et les peurs cognent le cœur d’un groupe de lycéens français en voyage à Pompéi. Remarquée pour son méticuleux travail en tant que chef opératrice (Nos Cérémonies, Le Ravissemen t, Les Reines du drame, L'engloutie), Marine Atlan se révèle ici metteuse en scène et conteuse hors pair. De chaque plan transpirent les sentiments flous d’une génération désenchantée. En séances spéciales, La Frappe, drame filmé à fleur de peau par Julien Gaspar-Oliveri, avec Bastien Bouillon et les révélations Diego Murgia et Romane Fringeli, et Du Fioul dans les artères, palpitante romance entre deux camionneurs séparés par la route, réalisée par Pierre Le Gall, avec Alexis Manenti et Julian Szwiezevski. Le premier travaille la compression du champ et de ses perspectives, traduisant l’angoisse que le retour d’un père abusif produit; le second, joue des focales longues et courtes au gré des déplacements d’Etienne et de ses retrouvailles intimes avec Bartosh, son crush. Enfin, c’est Adieu monde cruel de Félix de Givry qui clôturera la 65e édition, hommage au cinéma de Louis Malle et de François Truffaut. Les aventures d’Otto (interprété par Milo Machado-Graner, découvert dans Anatomie d’une chute), un adolescent en mal de vivre qu’une rencontre amoureuse inattendue va guérir de ses idées noires. Avec Jane Beever, dont c’est le premier rôle au cinéma, et la voix familière de Françoise Lebrun, narratrice humaine et omnisciente.
Autre premières fois marquantes pour la Semaine de la Critique, la sélection en compétition d’un film yéménite et d’un film kosovar. Al Mahattah, premier long métrage de fiction de Sara Ishaq emprunte à la fable et au soap pour raconter les divisions d’un pays et le soulèvement des femmes contre le patriarcat. C’est dans l’élan sororal que le film trouve son inspiration et sa respiration. Le contraste soigné entre cette lumineuse solidarité féminine et la noirceur des conflits civils et de leur escalade fait le sel de cette tragi-comédie. Direction Pristina ensuite, avec Dua, le deuxième long métrage de Blerta Basholl i, portrait d’une adolescente, dans les années 90, se heurtant au réel chaque jour un peu plus fort depuis que les hostilités entre le Kosovo et la Serbie ont éclaté. Comment façonner son identité quand le monde est en train de s’écrouler ? C’est cette énigme existentielle que sonde la réalisatrice avec intelligence et sensibilité.
De quête de sens et de crise d’identité, il est aussi question dans A Girl Unknown, premier long métrage de la cinéaste ZOU Jing, peinture de la vie d’une jeune chinoise ballotée de famille en famille de son enfance à l’adolescence. Brillamment construit et rigoureusement mis en scène, ce drame aborde avec délicatesse les stigmates d’un tel traumatisme, à travers trois chapitres fondateurs de la vie de son héroïne. Avec Li Gengxi, révélée par Resurrection de Bi Gan. Plus joviale est la représentation des relations familiales que fait le documentariste franco-irlandais Alexander Murphy dans Tin Castle, son deuxième film. Le long d’une route, dans une caravane cabossée, vivent les O’Reilly, famille nombreuse, aimante et unie qui coule des jours heureux loin des bruits de la société et de ses normes ordinaires. C’est tout l’art de la chronique en tant que forme d’expression sensible et personnelle qui se manifeste dans cette émouvante ode à la communauté des Travellers irlandais et aux modes de vie alternatifs.
Autre merveilleuse rencontre, celle de Nora, héroïne de Viva, premier long métrage de la réalisatrice espagnole Aina Clotet (également interprète du rôle principal). Dans cette comédie douce-amère, qui se passe dans une Catalogne en proie à une sécheresse extrême, une quadragénaire tout juste remise d’un cancer du sein voit sa libido exploser. Volcanique et jouissif, le film n’a peur de rien, surtout pas de montrer les transformations du corps féminin après la maladie et l’impact sur la sexualité. À des milliers de kilomètres de là, quelque part à Mexico, un jeune homme se replonge, quant à lui, dans ses souvenirs d’enfance pour en démêler les mystères coriaces, notamment ceux qui entourent la maladie de son père. Un voile sur la mémoire qu’il lève en interviewant sa mère. Seis meses en el edificio rosa con azul, du cinéaste mexicain Bruno Santamaria Razo, enchante par ses habiles glissements entre le réel et la fiction et son audacieuse réinterprétation de la méthode du flashback. Une hybridation sensationnelle qui renforce le caractère romanesque de ce flamboyant premier film de fiction.
Quatre autres premiers films français nous ont fait chavirer cette année. En compétition, La Gradiva de Marine Atlan. Récit d’apprentissage où les passions et les peurs cognent le cœur d’un groupe de lycéens français en voyage à Pompéi. Remarquée pour son méticuleux travail en tant que chef opératrice (Nos Cérémonies, Le Ravissemen t, Les Reines du drame, L'engloutie), Marine Atlan se révèle ici metteuse en scène et conteuse hors pair. De chaque plan transpirent les sentiments flous d’une génération désenchantée. En séances spéciales, La Frappe, drame filmé à fleur de peau par Julien Gaspar-Oliveri, avec Bastien Bouillon et les révélations Diego Murgia et Romane Fringeli, et Du Fioul dans les artères, palpitante romance entre deux camionneurs séparés par la route, réalisée par Pierre Le Gall, avec Alexis Manenti et Julian Szwiezevski. Le premier travaille la compression du champ et de ses perspectives, traduisant l’angoisse que le retour d’un père abusif produit; le second, joue des focales longues et courtes au gré des déplacements d’Etienne et de ses retrouvailles intimes avec Bartosh, son crush. Enfin, c’est Adieu monde cruel de Félix de Givry qui clôturera la 65e édition, hommage au cinéma de Louis Malle et de François Truffaut. Les aventures d’Otto (interprété par Milo Machado-Graner, découvert dans Anatomie d’une chute), un adolescent en mal de vivre qu’une rencontre amoureuse inattendue va guérir de ses idées noires. Avec Jane Beever, dont c’est le premier rôle au cinéma, et la voix familière de Françoise Lebrun, narratrice humaine et omnisciente.
Autre premières fois marquantes pour la Semaine de la Critique, la sélection en compétition d’un film yéménite et d’un film kosovar. Al Mahattah, premier long métrage de fiction de Sara Ishaq emprunte à la fable et au soap pour raconter les divisions d’un pays et le soulèvement des femmes contre le patriarcat. C’est dans l’élan sororal que le film trouve son inspiration et sa respiration. Le contraste soigné entre cette lumineuse solidarité féminine et la noirceur des conflits civils et de leur escalade fait le sel de cette tragi-comédie. Direction Pristina ensuite, avec Dua, le deuxième long métrage de Blerta Basholl i, portrait d’une adolescente, dans les années 90, se heurtant au réel chaque jour un peu plus fort depuis que les hostilités entre le Kosovo et la Serbie ont éclaté. Comment façonner son identité quand le monde est en train de s’écrouler ? C’est cette énigme existentielle que sonde la réalisatrice avec intelligence et sensibilité.
De quête de sens et de crise d’identité, il est aussi question dans A Girl Unknown, premier long métrage de la cinéaste ZOU Jing, peinture de la vie d’une jeune chinoise ballotée de famille en famille de son enfance à l’adolescence. Brillamment construit et rigoureusement mis en scène, ce drame aborde avec délicatesse les stigmates d’un tel traumatisme, à travers trois chapitres fondateurs de la vie de son héroïne. Avec Li Gengxi, révélée par Resurrection de Bi Gan. Plus joviale est la représentation des relations familiales que fait le documentariste franco-irlandais Alexander Murphy dans Tin Castle, son deuxième film. Le long d’une route, dans une caravane cabossée, vivent les O’Reilly, famille nombreuse, aimante et unie qui coule des jours heureux loin des bruits de la société et de ses normes ordinaires. C’est tout l’art de la chronique en tant que forme d’expression sensible et personnelle qui se manifeste dans cette émouvante ode à la communauté des Travellers irlandais et aux modes de vie alternatifs.
Autre merveilleuse rencontre, celle de Nora, héroïne de Viva, premier long métrage de la réalisatrice espagnole Aina Clotet (également interprète du rôle principal). Dans cette comédie douce-amère, qui se passe dans une Catalogne en proie à une sécheresse extrême, une quadragénaire tout juste remise d’un cancer du sein voit sa libido exploser. Volcanique et jouissif, le film n’a peur de rien, surtout pas de montrer les transformations du corps féminin après la maladie et l’impact sur la sexualité. À des milliers de kilomètres de là, quelque part à Mexico, un jeune homme se replonge, quant à lui, dans ses souvenirs d’enfance pour en démêler les mystères coriaces, notamment ceux qui entourent la maladie de son père. Un voile sur la mémoire qu’il lève en interviewant sa mère. Seis meses en el edificio rosa con azul, du cinéaste mexicain Bruno Santamaria Razo, enchante par ses habiles glissements entre le réel et la fiction et son audacieuse réinterprétation de la méthode du flashback. Une hybridation sensationnelle qui renforce le caractère romanesque de ce flamboyant premier film de fiction.
La sélection 2026 de courts métrages se confronte à notre époque
par Léo OrtunoLa sélection 2026 de courts-métrages confronte notre époque, avec des visions sensibles où l’espoir surgit de toute part. Intimes, déroutants, singuliers, tendres et affûtés, les dix films de la compétition témoignent de notre société qui implose, sans céder à la résignation.
Prendre acte du réel et le transfigurer par la fiction, c’est ce que propose Nafron , dans une Syrie en ruine suite à la chute de Bachar el-Assad. Daood Alabdulaa montre une déambulation apocalyptique dans une ville désaffectée où, après les traumas, tout est à reconstruire.
Que faire des paysages détruits ? Visite en terre irradiée donne une autre réponse en suivant une sortie touristique à travers un village qui a connu une catastrophe nucléaire. Avec une animation qui vibre au fil du récit, Anne-Sophie Girault signe une dystopie troublante.
Certains films permettent aussi un retour aux sources ; La photo de classe dresse le portrait mélancolique de deux trentenaires revenant dans l’école de leur enfance. Arnas Balčiūnas déploie un sens du cadre remarquable au service de ces personnages en quête de lien.
Un retour aux origines sous la forme d'une quête identitaire, c’est aussi le trajet de „Vaterland“ oder Ein Bule Namens Yanto , réalisé par Berthold Wahjudi . Dans ce récit doux-amer, il conduit son héros d’un train allemand jusqu’à la découverte de ses racines indonésiennes.
L’enfance est le lieu des histoires, comme dans City of Owls , une fable métaphorique envoûtante. Sa réalisatrice, Zhenia Kazankina , transforme les pannes de courant en exploration fantastique d’une nuit de tous les possibles.
Avec Man’mi , le conte est un refuge pour une petite fille qui assiste impuissante aux difficultés de sa mère. Aude N'Guessan Forget tisse un récit tout en douceur, traversé par la violence sourde d'un racisme systémique.
D’autres œuvres promettent une déconnexion totale comme Adgwa-Ata , un voyage animé et halluciné au cœur de tribus féminines d’une jungle imaginaire. Zsuzsana Kreif réalise une satire pop, où trivial et divin composent un mix éclatant.
Il y a autant de folie dans หาอะไร? What do you seek in the dark ? et sa salle de cinéma fantomatique devenue lieu de rencontre gay. Tossaphon Riantong rend hommage à l’histoire du septième art, tout en la dynamitant avec ses personnages mus par un désir ardent.
Pickpockets et arnaques foireuses sont au programme du détonnant Skinny Bottines . Dans un Montréal en surrégime, Romain F. Dubois imagine une histoire de transmission aussi réjouissante que burlesque.
Enfin, la réalisatrice Sarra Ryma propose un autre duo irrésistible. Dans À quoi rêvent les Maknines , deux drôles d'oiseaux arpentent un Alger où la poésie flirte avec le désenchantement.
La séance spéciale prolonge ce souffle et navigue entre pulsion destructrice et élan vital. Dans La Sentinelle , Nahuel Pérez Biscayart interprète un soldat désabusé. Ali Cherri lui offre une parenthèse suspendue, dans ce quotidien en perte de sens. À cette solitude répond celle des jeunes femmes d’I Think You Should Be Here . Elie Grappe et Anna-Marija Adomaityté mettent en scène la vie sous algorithmes avec ce documentaire qui a le sens du mouvement. Pour conclure, Laïs Decaster nous convie dans l’intimité d’un salon pour suivre les montagnes russes d’une Love Story . Une chronique amoureuse autant qu’amicale, qui emporte par sa verve et sa générosité.
Avec cette sélection, nous affirmons une fois encore notre volonté de découvrir de nouveaux talents et de les soutenir au-delà de ces films Les cinéastes pourront ainsi bénéficier de l’atelier Next Step, notre programme d’accompagnement vers le long métrage.
Prendre acte du réel et le transfigurer par la fiction, c’est ce que propose Nafron , dans une Syrie en ruine suite à la chute de Bachar el-Assad. Daood Alabdulaa montre une déambulation apocalyptique dans une ville désaffectée où, après les traumas, tout est à reconstruire.
Que faire des paysages détruits ? Visite en terre irradiée donne une autre réponse en suivant une sortie touristique à travers un village qui a connu une catastrophe nucléaire. Avec une animation qui vibre au fil du récit, Anne-Sophie Girault signe une dystopie troublante.
Certains films permettent aussi un retour aux sources ; La photo de classe dresse le portrait mélancolique de deux trentenaires revenant dans l’école de leur enfance. Arnas Balčiūnas déploie un sens du cadre remarquable au service de ces personnages en quête de lien.
Un retour aux origines sous la forme d'une quête identitaire, c’est aussi le trajet de „Vaterland“ oder Ein Bule Namens Yanto , réalisé par Berthold Wahjudi . Dans ce récit doux-amer, il conduit son héros d’un train allemand jusqu’à la découverte de ses racines indonésiennes.
L’enfance est le lieu des histoires, comme dans City of Owls , une fable métaphorique envoûtante. Sa réalisatrice, Zhenia Kazankina , transforme les pannes de courant en exploration fantastique d’une nuit de tous les possibles.
Avec Man’mi , le conte est un refuge pour une petite fille qui assiste impuissante aux difficultés de sa mère. Aude N'Guessan Forget tisse un récit tout en douceur, traversé par la violence sourde d'un racisme systémique.
D’autres œuvres promettent une déconnexion totale comme Adgwa-Ata , un voyage animé et halluciné au cœur de tribus féminines d’une jungle imaginaire. Zsuzsana Kreif réalise une satire pop, où trivial et divin composent un mix éclatant.
Il y a autant de folie dans หาอะไร? What do you seek in the dark ? et sa salle de cinéma fantomatique devenue lieu de rencontre gay. Tossaphon Riantong rend hommage à l’histoire du septième art, tout en la dynamitant avec ses personnages mus par un désir ardent.
Pickpockets et arnaques foireuses sont au programme du détonnant Skinny Bottines . Dans un Montréal en surrégime, Romain F. Dubois imagine une histoire de transmission aussi réjouissante que burlesque.
Enfin, la réalisatrice Sarra Ryma propose un autre duo irrésistible. Dans À quoi rêvent les Maknines , deux drôles d'oiseaux arpentent un Alger où la poésie flirte avec le désenchantement.
La séance spéciale prolonge ce souffle et navigue entre pulsion destructrice et élan vital. Dans La Sentinelle , Nahuel Pérez Biscayart interprète un soldat désabusé. Ali Cherri lui offre une parenthèse suspendue, dans ce quotidien en perte de sens. À cette solitude répond celle des jeunes femmes d’I Think You Should Be Here . Elie Grappe et Anna-Marija Adomaityté mettent en scène la vie sous algorithmes avec ce documentaire qui a le sens du mouvement. Pour conclure, Laïs Decaster nous convie dans l’intimité d’un salon pour suivre les montagnes russes d’une Love Story . Une chronique amoureuse autant qu’amicale, qui emporte par sa verve et sa générosité.
Avec cette sélection, nous affirmons une fois encore notre volonté de découvrir de nouveaux talents et de les soutenir au-delà de ces films Les cinéastes pourront ainsi bénéficier de l’atelier Next Step, notre programme d’accompagnement vers le long métrage.









