La cinémathèque de Corse

Stonde

Durée: 45 min.


1985. Couleur. Documentaire.
Réalisation : Noëlle Vincensini
Son : Jacques Pibarot
Montage : Andrée Davanture

Près de dix ans après "Da fassi una spulendata" et "Da la piaghja a la muntagna", Noëlle Vincensini, termine une trilogie emblématique du riacquistu.
Ces « Stonde » avec « ceux de Lettu Maio » égrènent les échos des fêtes d’avant, quand elles duraient quatre jours, les mazurkas et les polkas qu’on dansait à l’aire à blé, l’intimité avec la nature, avec la vie, avec la mort, tous ces instants où l’on se raconte les instants d’avant.
« Un instant pour la vie, un instant pour la mort », chantonne la fillette en lançant son ballon sur le mur des souvenirs de cette petite communauté rurale, tandis que la veuve caresse le chevalet de la tombe de l’époux.
La Saint-Michel réunit le village et les yeux de chacun picotent devant les images palies d’un temps enfui, images d’instants.
« La vie est cheval qui va » scandent les canzunetti.
Comme dans ses deux précédents documentaires, Noëlle Vincensini avec Stonde saisit la vérité sans que la nostalgie ne trouble le propos.
En mettant le point final à la peinture de la Corse qui lui est chère, la réalisatrice passe le témoin plutôt qu’elle ne témoigne, avec respect et déférence pour tous ceux qu’elle a porté à l’écran. Un regard juste sur une perte d’identité toujours aussi actuelle.
 


           







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